Naturellement, la pédagogie de projets trouve sa place dans un tel environnement. C’est une pratique de pédagogie active qui permet de générer des apprentissages à travers la réalisation d’une production concrète. Le projet peut être individuel (comme un exposé ou une maquette…) ou collectif (l’organisation d’une fête, d’un voyage, construction d’une table…). Il est semblable à une « entreprise qui permet à un collectif d’élèves de réaliser une production concrète socialisable, en intégrant des savoirs nouveaux. » dixit Michel Huber, Apprendre en projets : la pédagogie du projet-élèves. En effet, lors de la démarche de projet, l’élève est placé en situation de résolution de problèmes, participant de fait au processus d’apprentissage. Un des moteurs de de la réalisation des projets est la motivation intrinsèque de chaque élève pour voir se concrétiser l’idée initiale dudit projet.

Selon nous, il en est de même pour les apprentissages scolaires ou académiques. Dans notre société, lire et écrire sont primordiaux pour échanger, pour s’exprimer, pour s’informer, pour se divertir. Les enfants aiment écouter des histoires. Cependant, arrive un âge où chaque enfant a envie de lire seul, de se débrouiller par ses propres moyens pour accéder à une information, de se divertir seul. A cet instant précis, l’enfant mettra tout en œuvre pour déchiffrer et lire. Plusieurs possibilités peuvent être envisagées : demander de l’aide à un lecteur expérimenté et apprendre via une méthode (les séries de lecture Montessori ; les Alpha ; un manuel scolaire de lecture…) ; demander de l’aide à un lecteur expérimenté puis déchiffrer et mémoriser au fur et à mesure de ses propres lectures et supports ; mobiliser tous les acquis entendus, observés depuis le début de sa vie et se lancer ! Peter Gray traite de ces apprentissages autonomes de la lecture mais aussi des mathématiques dans deux articles, traduits par Antoine Guenet de l’Ecole Autonome, « Les enfants apprennent tout seuls à lire » (24/02/10, Psychology Today) et
« Les enfants apprennent les maths facilement quand ils contrôlent leur propre apprentissage » (15/04/10, Psychology Today).

Ainsi, nous apprenons à tout instant, chaque situation est source d’apprentissage. Apprendre est une partie intégrante de notre être, de notre développement. Nous ne pouvons pas ne pas apprendre à chaque instant. Par ailleurs, vivre pleinement sa vie d’enfant et avancer à son rythme dans un environnement riche et varié n’est pas un frein aux apprentissages académiques standards, puisque l’enfant se tournera vers ces apprentissages scolaires quand cela répondra à un besoin précis.

« Comment la formation académique précoce retarde le développement intellectuel » (Peter Gray 03/06/15 Psychology Today)

Notre école s’inscrit résolument dans le paysage éducatif français au sens des articles L.151-1, L.111-1 et L.131-1-1 du Code de l’Education. A ce titre, nous respectons sans réserve l’obligation légale stipulant que les enfants de 6 à 16 ans doivent recevoir, dans les établissements scolaires, ou dans leur famille, une instruction leur permettant de maîtriser, à 16 ans, le socle commun de connaissances, de compétences et de culture défini par le décret n°2015-372 du 31/03/2015. Comme toute école, nous serons inspectés suivant les modalités spécifiées dans l’article L442-2 du Code de l’Education régissant les écoles hors-contrat.

Pour répondre à l’exigence administrative de justifier notre suivi des acquisitions et des connaissances académiques de nos étudiant-e-s conformément au SCCC, nous disposons d’un logiciel, appelé “ATHENA”, qui nous permet de saisir toutes les activités et projets des jeunes membres.

En parallèle, nous organisons au cours de l’année, à notre initiative, à celle de l’étudiant-e ou celle des parents, deux rendez-vous, obligatoirement tripartites, afin de permettre d’échanger sur le quotidien à l’école.